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Pour les longs trajets en électrique, charger à 100 % au départ est souvent moins crucial que la vitesse de recharge lors de la première pause. Plutôt que de viser le plein absolu, l’expérience terrain privilégie l’optimisation des arrêts sur les bornes rapides.

100 % de charge : un réflexe naturel mais pas toujours le plus utile

Partir avec une batterie pleine rassure. Pourtant, dans la majorité des cas, un départ à 80 ou 90 % change très peu le déroulé du trajet, surtout avec les voitures récentes.

La raison est simple : les véhicules ralentissent leur courbe de charge en fin de batterie, ce qui rend la montée de 90 % à 100 % bien plus longue que la montée de 20 % à 70 %. Au bout du compte, les minutes gagnées au départ se rattrapent largement lors de la première pause rapide. En d’autres termes, un plein à 100 % allonge souvent inutilement la préparation du voyage, sans apporter de bénéfice concret sur le temps total du trajet.

Ce qui compte vraiment : la puissance reçue au premier arrêt

Une rangée de bornes de recharge rapides DRIVECO avec une Tesla rouge stationnée, incluant une borne décorée de street art coloré.

Sur un long trajet, le paramètre déterminant n’est pas l’autonomie théorique, mais la vitesse réelle de recharge lors des premières minutes de la session. Une voiture qui se branche à 15-20 % récupère un volume d’énergie élevé très rapidement, tant qu’elle reste dans la partie haute de sa courbe de puissance. À l’inverse, une voiture branchée à 45-50 % plafonne plus tôt.

C’est pour cette raison que certains conducteurs expérimentés adoptent des départs autour de 70-90 % :

  • La batterie atteint sa zone optimale plus tôt
  • La première pause pour recharger est rapide
  • Le temps total du trajet roule­ment-recharge est plus stable

Cette logique devient encore plus évidente avec les véhicules récents, capables d’absorber des puissances supérieures à 120, 150 ou 180 kW sur une large fenêtre.

Le véritable enjeu : arriver à la borne dans le bon pourcentage

Pour un long trajet, l’objectif n’est pas d’éviter toutes les pauses, mais de profiter des moments où la voiture recharge le plus vite.

Une arrivée autour de 10-20 % offre :

  • Une montée en puissance plus immédiate
  • Une récupération de kilomètres plus rapide
  • Un arrêt plus court
  • Une reprise de route plus souple

Les conducteurs qui adoptent cette méthode observent souvent un trajet plus stable et moins découpé, avec des arrêts cohérents avec les besoins du voyage (pause café, sanitaire, repas).

Quand un départ à 100 % reste utile

Même si les recharges ultra rapides changent la manière de voyager, partir à 100 % garde du sens dans certains cas :

  • Un long segment sans borne rapide sur la route

Cette configuration est encore rare, mais elle est encore possible en zone rurale ou en montagne.

  • Une conduite avec passagers sensibles aux arrêts fréquents

Enfants en bas âge, animaux, personnes fragiles : un départ à 100 % permet d’adapter les pauses à leur rythme, pas à la batterie.

  • Une météo défavorable

Froid intense, vent de face, vitesse stabilisée élevée : autant de facteurs qui augmentent la consommation. Un départ plein offre une marge psychologique appréciable.

  • Une absence de borne à domicile

Certaines personnes préfèrent faire un « plein complet » lors d’un passage en station avant de rentrer puis repartir le lendemain. Dans ces cas, viser 100 % reste cohérent. Mais pour beaucoup de trajets, un départ autour de 80-90 % se révèle tout aussi efficace, parfois plus.

Gros plan sur une borne de recharge ultra-rapide DRIVECO 300 kW avec une Tesla rouge en arrière-plan.

La psychologie du long trajet : entre prudence et habitude

Un conducteur électrique construit rapidement sa propre marge de confort : 20 %, 30 %, 40 %.

Ce seuil n’a rien d’irrationnel. Il reflète un besoin de maîtrise : savoir que la voiture peut atteindre la prochaine borne sans tension. Mais à mesure que l’expérience grandit, ce seuil évolue.

Le conducteur apprend à observer la puissance reçue plutôt que l’autonomie restante, et à lire son trajet d’une autre manière : pas en kilomètres à parcourir, mais en minutes de recharge à prévoir. C’est souvent à ce moment que l’idée de partir à 100 % perd de son attrait.

Le préconditionnement : la clé d’une recharge éclair

Au-delà du niveau de batterie, la température du pack joue un rôle déterminant dans la vitesse de recharge. Lorsque votre véhicule le permet, activer le préconditionnement avant d’arriver à une station rapide place la batterie dans sa plage thermique optimale dès le branchement. Résultat : la puissance de charge élevée est disponible immédiatement, limitant les phases de recharge lente et optimisant la durée totale d’arrêt.

La place des bornes rapides DRIVECO dans ce scénario

Les stations DRIVECO sont implantées dans des lieux traversés naturellement pendant un trajet : zones commerciales, parkings publics, sites de services.

Cette implantation évite les détours et fluidifie le déroulé du voyage.

Les bornes rapides et ultra rapides permettent :

  • Une montée en puissance stable dès les premières secondes
  • Un démarrage de session rapide
  • Une récupération d’énergie cohérente avec les besoins d’un trajet longue distance

Dans la pratique, cela signifie une chose simple : le temps gagné en partant à 100 % est bien moins significatif que le temps gagné lors d’une recharge rapide bien placée sur la route.